Russie : grandes manœuvres dans le secteur des engrais potassiques

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By Alojz Z, August 5, 2010 2:29 am

Le milliardaire Kerimov ambitionne de dominer le marché mondial des engrais minéraux
Kerimov vient d’acquérir Uralkali, l’un des plus gros producteurs russes (Berezniki, région de Perm).

Uralkali est spécialisé dans la production de chlorure de potassium.
La part d’Uralkali sur le marché mondial du chlorure de potassium est de 10 %.
Plus de 90 % de la production de la compagnie vont à l’exportation, principalement la Chine, le Brésil, l’Asie Du sud-est et l’Inde. Les Global Depository Receipts (GDR) Uralkali se négocient au London Stock Exchange.

Mi-juin, l’actionnaire principal, Dmitri Rybolovlev, a cédé sa participation de contrôle
en vendant 53,2% des actions d’Uralkali dont 25% pour Kaliha Finance Limited (Suleyman Kerimov), 15% pour Aerellia Investments Limited (Alexandre Nesis – fondateur du groupe ICT) et
13,2% pour Becounioco Holdings Limited (Filaret Galchev – Groupe Eurociment).

VTB, la deuxième banque de Russie, a financé une grande partie de l’opération,
a déclaré le président de VTB Andreï Kostine,
en marge du Forum économique international de St-Pétersbourg -17/06/2010.

Pavel Grachev, de Nafta Moskva, a été désigné au poste de président d’Uralkali.
La démission de Denis Morozov, l’actuel président d’Uralkali , a été avalidée par le conseil des directeurs (séance du 4 août). Les nouveaux actionnaires entendent contrôler le déroulement des opérations d’extension. Ainsi, Kerimov négocierait une participation de 51% au capital de Silvinit.

Les analystes voient d’un bon œil un éventuel rapprochement entre Uralkali et Silvinit
La seule restructuration du capital d’Uralkali n’aura probablement aucun effet sur les activités de la compagnie, tandis qu’une éventuelle fusion avec le deuxième producteur de chlorure de potassium de Russie – Silvinit (dont une partie des actions est détenue par les nouveaux propriétaires d’Uralkali) présenterait d’intéressantes perspectives de croissance (Enquête RIA Novosti 15-06-2010).

Pour l’analyste Mikhail Stiskin, la fusion d’Uralkali et de Silvinit paraît logique et économiquement rationnelle : jusqu’en 1980, les compagnies géraient un complexe industriel en commun.

Selon Kommersant, Kerimov a déposé une demande au Service Fédéral antitrust (FAS) pour cette affaire. Pour le rachat du paquet d’actions au management de Silvinit, Kerimov ferait appel au crédit bancaire. Toutefois, Dmitri Rybolovlev conserverait une participation de blocage dans la compagnie.

[Ria Novosti 02-08-2010] Kerimov denies plan to buy potash producer Silvinit.

Kerimov aurait-il des visées sur Belaruskali – principal producteur de potassium du Belarus?
Pièce essentielle, la société biélorusse est le troisième plus grand au monde avec une production d’environ 10 millions de tonnes de potasse par an.

Certains média russes ont évoqué des tractations autour de la vente d’actions de Belaruskali.
De fait, pareille opération donnerait naissance au plus grand groupe mondial de production d’engrais potassiques.

De son côté, le service de presse du gouvernement biélorusse dément catégoriquement ces allégations. 29.07.2010 Economie et Commerce BelTa

Ce qui est certain, c’est que Uralkali n’envisage pas de sortir de BPC et continuera la vente de chlorure de potassium sur les marchés d’exportation au travers de la société mixte de Belaruskali.

A l’époque de Rybolovlev Uralkali et Belaruskali ont fondé sur un principe de parité la société mixte Belarusian Potash Company. BPC est le vendeur exclusif des produits Belaruskali à l’étranger. A présent, Belaruskali et Uralkali contrôlent près de 30% des exportations mondiales de chlorure de potassium.
Principaux acheteurs : l’Inde et la Chine.

Mais récemment, le président de la Belarus, Alexandre Loukachenko a annoncé que cette année 25 % du capital de Belaruskali pourrait être ouvert à des investisseurs étrangers.

L’offre s’adresse également aux compagnies chinoises.
Or, une participation chinoise de 20% remettrait en cause l’existence de BPC,
car les Chinois s’approvisionneraient directement auprès Belaruskali.

Dans tous les cas de figure, l’Etat biélorusse ne devrait pas céder sa participation de contrôle.

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Le marché mondial des engrais et les politiques environnementales

Excellent redémarrage pour Belarusian Potash Company

Industrie de la potasse – le Russe Silvinit continue d’investir en 2010

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Belarus : investissements dans le traitement des déchets

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By Eic PM, August 3, 2010 3:32 pm

La Banque mondiale accorde un prêt de USD 42,5 millions au Bélarus pour la construction d’une usine de traitement de déchets urbains solides à Grodno. Mise en exploitation en 2014.
Le volume annuel de traitement des déchets sera de 120.000 tonnes.
Il s’agit d’une petite capacité, si l’on considère que chaque année le Bélarus produit environ 3 millions de tonnes de déchets ménagers. Toutefois, il est prévu, dans un proche avenir, de doter les grandes villes du Bélarus de nouvelles usines de traitement.

Le Belarus bénéficiera également d’une subvention de USD 5,5 millions destinée à l’enlèvement des pesticides et des polluants organiques et leur destruction hors des frontières du pays.
Appel d’offres en septembre.

L’Etat biélorusse finance enfin, à hauteur de USD 9 millions, la collecte sélective des déchets destinés au recyclage [05.07.2010 Economie et Commerce]

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Chine – Belarus : un partenariat constructif

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By Eic PM, August 3, 2010 11:23 am

Il n’y a pas que les financements chinois qui intéressent les Biélorusses.

De nombreux projets devraient permettre à des entreprises chinoises de haute technologie de s’installer sur le territoire du Belarus – en zones spéciales industrielles.

L’implantation d’entreprises chinoises, aux abords des frontières de l’Union européenne et de la Russie pourrait profiter à une douzaine de branches d’activités biélorusses. La visite d’Alexandre Loukachenko en Chine, prévue en automne prochain, sera l’occasion de préciser les orientations.

Selon certains experts biélorusses, les technologies ont atteint un tel niveau en Chine, que les partenaires chinois sont en mesure d’apporter leur savoir-faire dans de nombreuses branches, y compris les secteurs “traditionnellement biélorusses” (travail du bois, industrie laitière).
[ 01/07/2010 – Zautra – L’avenir de ton pays]

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Dmitri Medvedev focuses on economic modernization

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By Alojz Z, August 1, 2010 1:56 am

RT 18 June, 2010

Russian President, Dmitry Medvedev, has announced that Russia will abolish capital gains taxes on long term direct investments, in order to boost economic modernization.

Speaking in St. Petersburg at the International Economic Forum, the Russian leader said that in order to encourage investment into economic modernization the government would be creating a strategic investment fund matching every 3 roubles from strategic investors with a rouble. He added that ending taxes on long term capital gains would be a key drawcard in luring global investors to participate in Russia’s economic transformation.

“As for improving the investment climate, Here I also hope that we’re moving onwards. As of January 1st this year we’ve expanded the possibility to apply zero tax rate for profit tax in relation to dividends. And today I’m pleased to announce that in Russia as of 2011 we will fully eliminate the capital gain tax for direct long term investments. “

At the same time the President announced that from next year budget funds would be more clearly targeted to achieving specific outcomes, and promoting more efficient expenditures.

“From 2011 we will be seriously changing our fiscal policy reorienting the budget to deliver specific programs, creating greater emphasis on the main priorities of our development. We’ve made a very strong and important decision to move away from funding the government institutions unrelated to deliverables. Instead we will fund changes improvements new projects and specific deliverables.”

The President added that the number of strategic companies would be cut five fold and that the tax burden on domestic companies would be eased as soon as possible.

“We shall return to the issue of tax burden easing for businesses in the next few years if the global and Russian economies recover in favorable conditions. If everything goes to a favorable scheme,”

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Emerging economies driving global rebound

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By Alojz Z, August 1, 2010 1:32 am

RT 29 June, 2010

Developing countries are gaining a stronger position on the world economic stage and becoming significant investors in their own right, and helping to drive the economic recovery.

Emerging markets are providing up to 80% of the growth in global wealth.
Once a destination for ‘hot money’ – which can leave as quickly as it arrives – the emerging markets are no longer just a destination for cash, according to Aleksandr Pertsovsky, President of Renaissance Capital

“Capital is not just going to the emerging markets where there are the highest returns, but it’s generated in the emerging markets. China, Russia, Brazil, India are the largest holders of foreign exchange reserves, that’s where the capital is.”

At the G20 meeting in Toronto emerging market leaders demanded a bigger voice in international decisions, and more voting rights at the IMF. But these economies are not just partners on an international level – they are also competitors, especially in the commodity and energy sectors, according to Sergey Vakulenko, managing director, IHS CERA.

“Russian companies are trying to enter the international stage as well. the main contenders will be Indian and Chinese companies who have extremely deep pockets and also national mandates assuring a supply of hydrocarbons to these growing national economies. in any direct competition Russian companies will be in a very difficult position.”

Meanwhile, the leading emerging markets are themselves becoming financial powers.
The Asian tigers, Russia and India are, in turn, investing heavily in Africa – creating new financial bridges that could help drive the world out of recession

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